Débauche poétique
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Débauche poétique
Débauche poétique,
Vous voilà entre mes mains Belle Vierge,
Je vous possède sans que vous ne m'apparteniez.
Dans un soupir, j'allume pour vous un blanc cierge
Lactescent, afin d'obtenir que vous m'inspiriez.
Aux premiers mots, la plume déjà vous caresse
Votre respiration haletante expulse sous ma main
- Au fil des rimes causant votre ardente détresse -
L'attractive et délicieuse senteur du jasmin.
Les vers melliflus s'étalent sur vos fibres
Alanguis, comme autant d'agiles phalanges
Alors que pénètre la pointe d'acier qui vibre
Entre vos chairs de vélin nées de la fange !
Vous souffrez d'éréthisme et succombez
Tombant en pâmoison sur un perfide buvard
Léchant ce que vous n'aurez pas conservé
En vous, pour vous, de mes secrets d'un soir.
Gémissez donc, Belle Vierge ! Encore une fois !
Puis hurlez, quand au point final de ma signature
J'injecte en vous ce qu'il me reste d'émoi
Relâche l'étreinte, admire vos plaies, mes ratures.
Je ne suis plus qu'encre sur votre peau
Vous n'êtes plus que cire sur mon âme.
Cachetée de plaisir, je me retire de ces mots
Relève la plume et vous découvre femme.
Ma Beauté, ma Vie, mon inestimable Amante
L'opium et l'encre me font faire d'étranges rêves !
Oh ! Pourvu que dure cette agréable tourmente
Dans laquelle vos lèvres déversent l'originelle sève...
Vous voilà entre mes mains Belle Vierge,
Je vous possède sans que vous ne m'apparteniez.
Dans un soupir, j'allume pour vous un blanc cierge
Lactescent, afin d'obtenir que vous m'inspiriez.
Aux premiers mots, la plume déjà vous caresse
Votre respiration haletante expulse sous ma main
- Au fil des rimes causant votre ardente détresse -
L'attractive et délicieuse senteur du jasmin.
Les vers melliflus s'étalent sur vos fibres
Alanguis, comme autant d'agiles phalanges
Alors que pénètre la pointe d'acier qui vibre
Entre vos chairs de vélin nées de la fange !
Vous souffrez d'éréthisme et succombez
Tombant en pâmoison sur un perfide buvard
Léchant ce que vous n'aurez pas conservé
En vous, pour vous, de mes secrets d'un soir.
Gémissez donc, Belle Vierge ! Encore une fois !
Puis hurlez, quand au point final de ma signature
J'injecte en vous ce qu'il me reste d'émoi
Relâche l'étreinte, admire vos plaies, mes ratures.
Je ne suis plus qu'encre sur votre peau
Vous n'êtes plus que cire sur mon âme.
Cachetée de plaisir, je me retire de ces mots
Relève la plume et vous découvre femme.
Ma Beauté, ma Vie, mon inestimable Amante
L'opium et l'encre me font faire d'étranges rêves !
Oh ! Pourvu que dure cette agréable tourmente
Dans laquelle vos lèvres déversent l'originelle sève...
Dernière édition par Lucy Dayrone le Jeu 23 Avr 2009 - 22:59, édité 1 fois
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Les romantiques furent les derniers spécialistes du suicide. Depuis, on le bâcle... [Emil Michel Cioran]
Re: Débauche poétique
"Souvenez-vous, avant d'écrire, de la beauté du papier blanc."

Grungeoidal- Nombre de messages: 4
Date d'inscription: 30/12/2008
Re: Débauche poétique
Il existe un monde où je vous regarde écrire...et je m'abîme dans cette infinie contemplation...
Le papier blanc n'a de beauté que parce qu'il attend l'encre qui va le caresser, le couvrir, l'infiltrer...Il n'y a pas de lumière sans ombre...
Le papier blanc n'a de beauté que parce qu'il attend l'encre qui va le caresser, le couvrir, l'infiltrer...Il n'y a pas de lumière sans ombre...

generalmogador- Nombre de messages: 84
Date d'inscription: 20/10/2008
Re: Débauche poétique
Une page blanche, une plume, une poétesse, un soupçon d'érotisme savamment mélangés. Un cocktail à savourer sans modération.
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