Elles se cachent pour mourir comme se cachent tous les vieux
ils ont la peau jaunie des pertes de mémoire
Des idées qui s’embrouillent et des yeux tout vitreux
ils se savent impuissants on les sent malheureux
leurs mains rêches et sèches ne cessent de trembler
leurs veines forment des nœuds comme les racines des arbres
leur peau est aussi fine que du papier gitane
Souvent elle se déchire et se marque de bleus
La sève qui montait qui donnait la vaillance
La force dans les mains et la peau éclatante
La source lactescente par qui la vie fleurit
Qui fait le cœur léger et l’esprit porte greffe
Ne les fait plus lever les feuilles ne chantent plus
et les voilà en tas choses inertes et sans vie
Alain
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