Morte-Cire,
Parce que la flamme a renié la mèche
La bougie s’enténèbre d’ombres.
Des larmes de cire encore fraiches
S’ajoutent aux anciens décombres.
Ruine constante de coulures en couleurs
Elle perche sur un bougeoir endormi
Dont les pampilles de cristal meurent
Silence après silence, nuit après nuit.
J’ai, sur l’autel de mes amours maudits,
De vieilles veilleuses sans emploi
Silencieuses Dames de compagnie
De sa Majesté Morte-Cire d’Effroi.
Clochette n’habite plus la féerique lanterne
La crypte a éteint ses grands flambeaux
Plus rien n’éclairera l’abandonnée caverne
Qui gardait jadis la relique de vos peaux.
Mais l’obscurité n’est pas assez opaque
Pour cacher au monde la flagrante vérité !
- Dénudée ! – Use t-on d’un masque :
La mèche noircie trahie le feu du passé.
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Les romantiques furent les derniers spécialistes du suicide. Depuis, on le bâcle... [Emil Michel Cioran]