Tempo Fugit,
Les algues de ma chevelure ensablée
Courent sur votre dos aux écailles de soie.
Amourachées de cette étoffe sacrée
Elles s'inventent des mains et des doigts.
Palmée d'or, une dextre dépose un ongle d'argile
Sur l'épine dorsale d'un temps qui s'étire...
Un peu plus long, un peu plus fragile
Le fil de nos heures tend à ralentir.
Votre nuque délicate se hérisse de doux frissons,
Je vous vois inspirer le parfum iodé de ma peau.
Larmes. Maîtresse Sirène, pardonnez ces émotions
Quand je sais qu'il me faudra retourner à l'eau !
Qui jamais écrira, contera, notre Histoire ?
Quel poète se penchera sur nos amours ?
Lorsque seuls mers et océans peuvent savoir
Le secret Millénaire, le tout premier jour.
Restez allongée, ne vous retournez pas, ma Tendre
Laissez encore ma texture vous envelopper
Même si ce maudit Temps ne peut attendre
J'ai les cheveux encore trop ensablés...
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Les romantiques furent les derniers spécialistes du suicide. Depuis, on le bâcle... [Emil Michel Cioran]