Chapitre I
J'ai hérité de ma mère un épiderme noir
Né des Ténèbres, délivré dans les Feux
Mon premier son fut le cri du désespoir
Lové là, contre un ventre de Dieu.
Erèbe, Père adoré ! Me savais-je alors digne
En naissant de vous, d'alimenter la Géhenne
Comme celui qui nourrit de ses vertes vignes
L'amphore trouée d'une pluie d'alcool diluvienne ?
Je fauche à jamais, puisqu'il en est ainsi
Je décime les vies sans compter le nombre
Car nul esprit humain jamais ne me séduit
Car tous fuient ma peau d'Ombres !
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Les romantiques furent les derniers spécialistes du suicide. Depuis, on le bâcle... [Emil Michel Cioran]